Le saviez-vous ? Les bourdons que l’on voit au printemps sont presque toujours des reines
- abeilocales
- 16 mars
- 2 min de lecture
Au début du printemps, lorsque les premières fleurs apparaissent, il n’est pas rare d’apercevoir de gros insectes velus butiner dans les jardins ou les prairies. Beaucoup pensent qu’il s’agit simplement de bourdons en train de chercher du nectar… mais la réalité est un peu plus particulière.
À cette période de l’année, les bourdons que l’on observe sont presque toujours des reines.
Une seule survivante pendant l’hiver
Contrairement aux abeilles domestiques, les colonies de bourdons ne passent pas l’hiver. À la fin de la saison, toute la colonie disparaît : ouvrières et mâles meurent avec l’arrivée du froid.
Seules les jeunes reines fécondées survivent. Elles passent l’hiver cachées dans le sol, sous des feuilles ou dans la végétation, dans un état de repos appelé diapause.
Le printemps : tout recommencer
Au retour des températures plus douces, la reine sort de sa cachette. Elle commence par se nourrir abondamment afin de reconstituer ses réserves d’énergie.
Elle doit ensuite trouver un site pour installer son nid. Les bourdons utilisent souvent :
un ancien terrier de rongeur,
une cavité dans le sol,
un tas d’herbes ou de feuilles,
ou parfois un espace abrité dans un jardin.
Une fois le nid choisi, la reine pond ses premiers œufs et élève seule les premières ouvrières. Ce sont elles qui prendront ensuite le relais pour nourrir les larves et développer la colonie.
Les bourdons : des pollinisateurs précieux
Les bourdons sont d’excellents pollinisateurs, très actifs dès les premiers beaux jours. Grâce à leur pilosité dense et à leur capacité à produire de la chaleur avec leurs muscles de vol, ils peuvent voler par des températures relativement fraîches. On les observe donc souvent plus tôt au printemps que l’abeille domestique, parfois dès les premières journées douces.
Ils possèdent également une technique particulière appelée pollinisation vibratile : en faisant vibrer leurs puissants muscles thoraciques, ils secouent les fleurs et libèrent le pollen.
Ce mécanisme est particulièrement efficace pour certaines plantes dont le pollen est difficile à extraire, notamment des cultures comme les tomates, les aubergines ou les poivrons, qui appartiennent à la famille des Solanacées. Pour ces espèces, les bourdons sont souvent parmi les pollinisateurs les plus efficaces.
Laisser quelques zones naturelles dans les jardins (herbes hautes, tas de feuilles, cavités) peut aider les reines à trouver un endroit pour fonder leur colonie. 🌼






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