Les bonnes nouvelles de l'année 2018

Malgré tous les problèmes actuels, il est important de garder espoir sur la préservation de l'environnement et de la biodiversité ! Voici quelques bonnes nouvelles de l'année 2018 :

  • Les principales maisons de vente aux enchères ne vendent plus de cornes de rhinocéros.

  • Hong Kong (importante plaque tournante du commerce d’ivoire) souhaite un terme au commerce de l’ivoire d’éléphant d’ici fin 2021.

  • Pékin revient sur sa décision et interdit l’utilisation d’os de tigres et de cornes de rhinocéros à des fins médicinales.

  • Le Japon ne peut plus tuer de cétacés au nom de la recherche scientifique (leur chasse, en revanche, a repris mais uniquement le long de ses côtes).

  • Certaines espèces de cétacés (rorqual commun, baleine grise…) voient leur population augmenter suite aux efforts de conservation mis en place.

  • Protection de la forêt amazonienne : le parc national de la Serranía de Chiribiquete (Colombie) a été agrandi de plus d’1,2 million d’hectares. Il a, à présent, une superficie de plus de 4,2 millions d’hectares. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, il s’agit de la plus grande aire de forêt tropicale protégée au monde.

Rapport Planète Vivante 2018 de la WWF

Le Rapport Planète Vivante existe depuis 1998. En 2018, il donne la parole à plus de 50 experts composés d’universitaires, de politiques et d’organisations internationales de développement et de conservation. Ce rapport, dont nous résumons le contenu ci-dessous, est disponible intégralement en version .pdf sur cette page.

 

Des nouvelles alarmantes...
 

Nous vivons actuellement « la Grande Accélération » : l’explosion démographique et la croissance économique, associées à des demandes accrues en énergie, en territoires et en eau, entraînent des changements sans précédent à l’échelle de la planète. L’Indice Planète Vivante (IPV) est un indicateur de l’état de la biodiversité mondiale et de la « santé » de notre planète. Cet indice montre un déclin global de 60% de l’effectif des populations de vertébrés sauvages entre 1970 et 2014 !

 

Les menaces les plus courantes pour les espèces inscrites sur la Liste Rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) sont la surexploitation et l’agriculture, associées à la dégradation et la perte de l’habitat. Une autre menace fréquente est la présence d’espèces invasives (dont la propagation est liée au commerce et aux transports en général). La biodiversité est également menacée par la pollution, les barrages, les incendies, l’exploitation minière…

Selon l’IPBES (Plate-forme Intergouvernementale sur la Biodiversité et les Services Écosystémiques), seul un quart des territoires n’est que très peu affecté par les activités humaines. Cette proportion est estimée à un dixième seulement d’ici 2050. Les zones humides étant la catégorie la plus touchée. Concernant les forêts, la perte a été freinée grâce à la reforestation, mais elle s’accélère dans les forêts tropicales, qui contiennent pourtant la part la plus importante de la biodiversité à l’échelle planétaire. Cette déforestation est majoritairement due à l’agriculture à petite et grande échelle, ainsi qu’à la croissance urbaine et l’exploitation minière.

 

Le rapport présente également :

  • les risques pour les organismes vivant dans le sol, et d’une grande importance pour les processus vitaux au niveau de l’écosystème (exemples : séquestration du carbone, nutrition des plantes…) ;

  • les organismes qui pollinisent 78% à 94% des espèces de plantes selon les zones considérées (insectes, dont les abeilles sont les plus connus, mais aussi vertébrés comme certains oiseaux et chauve-souris). Leur perte est en partie due à l’intensification agricole et à l’expansion urbaine : il y a une amélioration lorsque des habitats non agricoles sont intégrés dans les territoires.

 

Mais un espoir qui subsiste !

 

Malgré de nombreuses mesures mises en place (exemple : CDB : Convention sur la Diversité Biologique), la biodiversité ne cesse de décliner. La Convention sur la diversité biologique est en train de fixer de nouveaux objectifs qui, en plus des Objectifs de Développement Durable (ODD), deviendront les cadres internationaux principaux relatifs à la protection de la nature et l’amélioration de l’état de la biodiversité. Les leaders mondiaux doivent prendre des décisions clés sur la biodiversité, le climat et le développement durable. Le WWF, à cet effet, collabore avec les universités, organisations de conservation et organisations intergouvernementales pour lancer l’initiative de recherche intitulée « Inverser la courbe de la perte de biodiversité », et, espérons-le, permettre à la nature de reprendre ses droits avant qu’il ne soit trop tard.

 

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